L’ANXIÉTÉ

Crédit photo : Dalila Assefsaf

L’anxiété est un phénomène connu mais souvent mal compris. On emploie la plupart du temps ce terme pour désigner la nervosité, le stress. Pour ma part, l’anxiété est synonyme  d’appréhension. L’Anxieux appréhende toujours quelque chose, il vit rarement dans  l’instant présent et se projette inévitablement dans toutes sortes d’éventualités.

Oui Je m’en confesse, l’anxiété, fait partie intrinsèque de mon quotidien. De mon existence depuis toujours. J’ai appris à composer avec et si ce n’était de cette panique que cela implique ponctuellement, je dirai même que le fait d’être anxieuse m’a souvent rendue plus productive. Jusqu’à tout récemment, je croyais d’ailleurs que c’était normal, que tout le monde fonctionnait comme ça.  Et bien surprise! parait-il que non. J’ai même rencontré des gens … tout à fait Zen! Alors oui j’avoue, je me suis posé des questions, la première étant: Mais sont-ils normaux?

Définition de l’anxiété selon Wikipédia:

L’anxiété est un état psychologique et physiologique caractérisé par des composants somatiques, émotionnels, cognitifs et comportementaux2.
En l'absence ou en présence de stress psychologique, l'anxiété peut créer des sentiments de peur, d'inquiétude et de crainte3. L'anxiété est considérée comme une réaction « normale » dans une situation stressante. Lorsque l'anxiété devient excessive, elle peut être classifiée sous la dénomination de « trouble de l'anxiété4 ». L'intensité et le fonctionnement du sujet renseignent le praticien pour déterminer s'il s'agit d'une réaction naturelle ou pathologique5.

 Je trouve les informations ci-dessus très intéressantes. J’ai donc décidé d’inclure, à la fin de cet article, la suite des informations glanées sur Wikipédia. J’y rajoute le lien  vers « anxiété ou phobie sociale » que je trouve également très pertinent, ce bien que je déplore d’y lire  à plusieurs reprises le terme de « trouble psychiatrique ».

Personnellement, j’ai toujours été anxieuse,

du plus loin que je me souvienne. Ce que je trouve intéressant toutefois, et dont je suis aussi très fière, c’est que j’ai développé moi-même mes propres stratégies pour fonctionner malgré tout. Ce n’est que très récemment, en entamant une sorte de thérapie concernant les événements traumatiques de ma vie, que j’ai appris les définitions qui caractérisaient ma personnalité. Dans mon optique, Celui que je nommais *mon hamster faisait partie de mes qualités / défauts au même titre que ma tolérance, mon sens de l’humour ou ma persévérance. Et bien non, ledit hamster se nommait anxiété et s’apparentait à un état psychologique.

*référence à un hamster qui tourne dans sa roue

Je me dois par contre de distinguer deux aspects à l’anxiété. Le premier aspect concerne le quotidien, les événements en général. Le second aspect concerne  la relation avec autrui ainsi que le regard que l’on porte sur soi même.

Concernant l’anxiété au quotidien, je compare le phénomène à une sorte d’escalade dans les émotions.  Plus le cerveau se réveille, s’active, plus les idées, les projets, les situations à régler  / gérer s’accumulent / s’empilent. Pour moi, cela implique de tout planifier à plus ou moins long terme, d’anticiper le moindre détail. Un peu comme une partie d’échec à l’échelle de ma vie.  La plupart du temps, je suis entourée de post-it, mes mains sont gribouillées d’annotations et je m’envoie des SMS à moi même que j’ouvre chaque matin. Ce sans compter bien sûr les listes de choses à faire, de projets, que je colle sur le réfrigérateur par peur de manquer / d’omettre quelque chose.

En gros, Je passe mon temps à penser, réfléchir, organiser, planifier, et suis incapable de remettre au lendemain ce que je peux faire le jour même. Généralement, par peur d’oublier ou de manquer de temps ultérieurement, je prends de l’avance dans toutes mes tâches même les moins importantes.

Pour L’anxieux, le moindre changement peut également devenir anxiogène. Comment prévoir, comment planifier quand on ne sait pas à quoi s’attendre? Je me souviens d’un temps où je faisais mon épicerie toujours dans le même sens, commençant inévitablement par la même allée, me bornant aux mêmes marques même si celles d’à côté offraient de meilleurs spéciaux. Honnêtement, je suis excessivement fidèle à mes habitudes et si je fréquente généralement un endroit, il me sera quasiment impossible, voire torturant, d’en changer.

L’anxiété se traduit de différentes manières. je connais des gens qui courent pour la combattre, ou qui pratiquent un sport, une activité physique. D’autres qui mangent, d’autres qui fument à l’excès. D’autres qui font un peu tout ça. Je connais aussi des gens qui se rongent les ongles, la peau des doigts jusqu’au sang, qui se grattent frénétiquement, qui s’arrachent les cheveux, qui développent toutes sortes de tics, de manies .

L’anxiété se traduit de différentes manières oui mais le dénominateur commun demeure la panique, l’angoisse. L’angoisse excessive qui nous oblige à bouger, à courir dans tous les sens pour ne pas nous laisser envahir par  le vertige, la nausée. Ou alors / et puis soudain l’angoisse paralysante, celle qui nous fait figer, interrompt tout ce que nous faisions pour rester là la bouche ouverte, les deux bras ballants, incapable même d’envisager le moindre mouvement. Le blocage devient alors si fort, tellement tenace, que généralement il faut attendre. Respirer. Fixer un point. Laisser les larmes couler au besoin.

Concernant l’anxiété sociale

J’ai appris ce terme l’an passé et je ne l’aime pas du tout. Pour moi, cela fait partie d’un même tout. Ma timidité, je vis avec depuis toujours. Elle est terrible et très handicapante. Parler en public m’est impossible, rejoindre un groupe m’est très pénible et exécuter une action / une tâche, tout aussi bénigne soit-elle, devant un tierce me rend malhabile. Voire complètement maladroite. De l’anxiété sociale? ça s’appelle comme ça? Ah bon! J’avais pris pour acquis qu’il s’agissait de simple timidité, à la limite d’un manque de confiance en moi. Ce que les termes, les étiquettes, peuvent finir par nous envahir tout de même!

En définitive, et ceci est une opinion très personnelle, je crois en la possibilité – pour tout un chacun- d’aller au bout de soi-même. Rien n’est immuable, tout le monde a la possibilité de non seulement faire sa propre introspection, mais qui plus est d’assumer ce qu’il est, et de trouver des armes, des outils face à ses démons. Et personnellement, chaque jour je me fais violence pour affronter les miens.

Nul n’est parfait, nul ne peut prétendre avoir la science infuse, le total contrôle sur ses émotions / sur sa vie. Conséquemment, Le chemin ne sera certainement pas le même pour tout le monde mais, au final, nous finirons tous par nous diriger  vers la même destination. Peu importe le temps qu’il nous aura fallu pour nous y rendre. Peu importe la lourdeur, le contenu de nos bagages.

Atlantide

Liens utiles:
https://m.facebook.com/monanxieteetmoi/
Référence Wikipédia:

Description[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Troubles anxieux.
L'anxiété est une condition qui peut souvent survenir sans stimulus identifiable. Comme telle, elle est distinguée de la peur, qui est une réponse émotionnelle aux menaces perçues. De plus, la peur est liée aux comportements spécifiques de la fuiteet de l'évitement, alors que l'anxiété est liée aux situations perçues comme étant incontrôlables ou inévitables6. Un point de vue alternatif définit l'anxiété en tant qu'« état d'âme orienté sur l'avenir durant lequel l'individu s'attend à recevoir des réponses négatives7 », qui suggère que c'est une distinction entre dangers futurs et dangers présents qui fonde la différence entre l'anxiété et la peur.
Les effets physiques de l'anxiété peuvent inclure palpitations du cœur, faiblesse musculaire et tension, fatigue, nausée,douleur thoracique, dyspnée, douleurs abdominales ou maux de tête. Le corps se prépare à affronter la peur : la pression artérielle et le rythme cardiaque augmentent, la sueur, le flux sanguin jusqu'aux muscles augmentent, et les fonctions dessystèmes immunitaire et digestif diminuent (réponse combat-fuite). Des signes externes de l'anxiété peuvent inclure une pâleur de la peau, de la transpiration, des tremblements, et la dilatation de la pupille8. Un individu en proie à une anxiété peut également faire l'expérience d'un évitement ou d'une panique. Bien que les peurs panique ne touchent pas tous les individus souffrant d'anxiété, il existe des symptômes communs. Les peurs paniques surviennent habituellement sans signe précurseur, et bien que cette peur soit souvent irrationnelle, la perception du danger est réelle. Une personne touchée par la peur panique se sentira souvent comme si elle allait mourir ou s'exposer à un danger.
L'anxiété n'inclut pas seulement des effets physiques mais aussi des effets émotionnels. Ceux-ci incluent des « sentiments d'appréhension ou de menace, des troubles de la concentration, de la tension et nervosité, une anticipation au pire, une irritabilité, une agitation, observer (et attendre) des signes (et actions) de danger, et un sentiment de malaise9 » aussi bien que des « cauchemars/mauvais rêves, obsessions des sensations, sentiments de déjà-vu, et un sentiment et perception que tout fait peur8,10. » Les effets cognitifs de l'anxiété peuvent inclure des pensées de dangers suspectés, tels que la peur de mourir10.
Le comportement peut être affecté sous la forme d'un retrait des situations auxquelles les effets désagréables de l'anxiété ont été ressentis dans le passé11. Cela peut également affecter le sommeil et avoir d'autres effets physiques (tels que les rongements d'ongles et autres effets moteurs)11.
Anxiété sociale cette anxiété existe à divers degrés chez beaucoup de personnes. Par exemple, le trac des artistes en représentation. Quand elle consiste en une peur persistante et intense d'une ou de plusieurs situations sociales ou de performance qui peuvent exposer la personne à l'observation attentive d'autrui, on parle de phobie sociale, mais ce n’est pas une phobie dans son sens traditionnel.
La phobie sociale (PS), ou anxiété sociale est une forme de troubles anxieux1 définie récemment (1980 aux USA) et classée actuellement parmi les troubles psychiatriques les plus fréquents. Elle correspond à ce qu'on appelle traditionnellement une timidité exagérée, gênante ou handicapante.
Symptômes[modifier | modifier le code]
La phobie sociale est caractérisée par une peur intense qui survient dans une ou plusieurs situations sociales7,8 et qui entraîne une gêne et un handicap dans la vie quotidienne. Ces peurs peuvent être déclenchées par le fait d'être observé par les autres ou de penser qu'on l'est. Les patients craignent d'être vus comme anxieux, bizarres, distants ou idiots. Alors que ces peurs sont reconnues par la personne comme excessives et irrationnelles, il lui est très difficile de les surmonter. Les situations sociales sont donc progressivement évitées ce qui aggrave progressivement le trouble et entraîne un isolement.
Certaines personnes souffrant de phobie sociale ont peur de nombreuses situations sociales alors que ces difficultés sont limitées aux situations de performance chez d'autres (situation où l'on est jugé ou évalué par les autres). On parle alors de phobie sociale de performance.
Contrairement à d'autres troubles psychiatriques, on ne retrouve pas d'idées de persécution. Ces patients sont particulièrement vulnérables à d'autres troubles mentaux comme la dépression, les dépendances1.
Les symptômes physiques qui accompagnent la phobie sociale sont : le fait de rougir ou de transpirer excessivement, destremblements, des palpitations et des nausées. Un bégaiement peut être présent associé à un débit verbal rapide. Desattaques de panique peuvent apparaître lors de peur intense.
Souvent, la phobie sociale apparaît précocement. La moitié des patients l'ont développé avant l'âge de 11 ans et 80 % avant l'âge de 20 ans[réf. nécessaire]. Un diagnostic précoce pourrait aider à diminuer les symptômes et le développement de problèmes associés.
Aspects cognitifs[modifier | modifier le code]
Dans les modèles cognitifs de phobie sociale, les patients redoutent comment ils vont être perçus par les autres. Ils sont excessivement focalisés sur eux-mêmes et ont des attentes très élevées. D'après la théorie de l'auto-présentationdéveloppée en psychologie sociale, les patients essayent de créer une image positive d'eux mais sont incapables de le faire. Ils peuvent devenir extrêmement consciencieux, faire excessivement attention à toute erreur ou tout problème qui pourrait arriver et tentent de tout anticiper. Après l'épisode angoissant, ils peuvent avoir la perception qu'ils ont été mauvais. Par la suite, ils vérifieront tout ce qui pourrait être anormal ou embarrassant. Ces pensées peuvent durer plusieurs semaines9. Ces pensées sont souvent pessimistes, auto-défaitistes et infondées. Les patients interprètent souvent une expression neutre ou ambigüe de manière négative. De nombreuses études suggèrent que les personnes anxieuses se souviennent plus des souvenirs négatifs que les autres personnes4. Les distorsions cognitives sont une caractéristique principale de ce trouble. Elles sont identifiées et assouplies en thérapies cognitivo-comportementales.